Du 19 au 26 mars se tiennent les Journées mondiales de la schizophrénie organisées par Positive Minders. “Cette maladie aux origines encore mystérieuses concerne 600 000 personnes en France”. Elle se manifeste par des syndrômes marqués, comme les délires et les hallucinations, auxquels s’ajoutent un retrait social et des troubles cognitifs. En France, la schizophrénie représente 20% des hospitalisations psychiatriques. Ces journées ont pour but de sensibiliser le grand public, de déstigmatiser la maladie et de faciliter l’accès précoce aux soins.

 

« Pourquoi je suis tellement accro à mon téléphone ? Franchement, ce n’est pas une histoire de caméra, ni de puissance, ni d’autonomie ! Même le design m’importe peu, le forfait non plus. En fait, si je suis toujours sur mon téléphone c’est parce que je gère mes symptômes sans me faire remarquer, je suis schizophrène. Quand je réponds à mes voix, je n’ai pas l’air bizarre. » Ce spot TV, de trente secondes, réalisé par Positive Minders, et qui se termine par le slogan « Héroïque un jour, héroïque toujours », est diffusé gratuitement sur France 2 et France 3 à l’occasion des Journées Mondiales de la Schizophrénie qui se tiennent du 19 au 26 mars 2022.

« La déstigmatisation passe par différentes techniques, nous informe le Président de Positive Minders Jean-Christophe Leroy. Par exemple par le partage d’expériences vécues, le partage de connaissances ou encore par l’apprentissage des bonnes pratiques psycho-sociales, qui, sans passer par les médicaments, amènent à un rétablissement satisfaisant. Grâce à ces bonnes pratiques, poursuit-il, une personne dont la mémoire organisationnelle est défaillante et qui n’est plus capable de faire cuire des pâtes du fait de troubles (ouvrir le paquet, faire chauffer l’eau, etc.) pourra utiliser un autre type de mémoire par exemple en notant les étapes nécessaires pour contourner les difficultés, ce qui lui permettra de retrouver une vie acceptable. Le médicament ne peut pas faire cela, c’est ce qu’il faut faire savoir auprès des proches » conclut-il.

Un foisonnement de témoignages et de conférences sont présents sur le site de l’association et semblent dire « Vous n’êtes pas seuls ! ». On apprend par exemple que la maladie trouve son origine dans des « éléments très précoces voire même avant la naissance ». Ces éléments sont d’origine génétique ou ont lieu durant la grossesse. Ils sont liés à une vulnérabilité neurodéveloppementale.

Positive Minders et la fondation Fondamentale ont mis au point un outil de détection précoce pour aider les parents et/ou les proches à détecter un changement important chez un jeune de moins de 25 ans (caractère, isolement, difficulté à se concentrer, consommations de substances, idées suicidaires, tocs ou rituels étranges). Suivant ce qui ressort, le jeune sera dirigé vers son médecin traitant qui pourra le prendre en charge car « 85% des psychoses débutent avant 25 ans » et « 60% des jeunes qui souffrent de psychose se rétablissent socialement en 2 ans grâce à une intervention précoce ». 

« Le manque de moyen est criant, explique Jean-Christophe Leroy, mais malgré cela, nous souhaitons intervenir uniquement sur la déstigmatisation et l’intervention précoce car ces deux aspects permettent le rétablissement, ce qui est le plus important ».

Conférences, tables rondes, stands, concerts et ciné débats sont au rendez-vous de cette semaine consacrée à la schizophrénie : des rencontres, de la culture, de l’échange, des informations et surtout, comme témoignait un parent, beaucoup d’amour, base inconditionnelle de l’humanité. 

 

 

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