Que serait la vie locale sans les associations ni l’éducation populaire ?

Dossier
par Odile Jacquin | Scop La Péniche
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Que serait la vie locale sans les associations ni l’éducation populaire ?
Aide au devoir, éducation à la citoyenneté, au développement, à l’environnement, à la santé, expression culturelle et artistique, activité sportive, qui peut se passer des associations loi 1901 ? Et l’éducation populaire ça n’est pas que pour les enfants : appui à la vie associative, formation continue, développement social des quartiers, insertion et participation des habitants sont aussi des compétences développées par les associations et partagées pour animer la vie locale. Mais avec quelle reconnaissance et quelle place dans la démocratie locale ?

Que serait la vie locale sans les associations et sans l’éducation populaire ? C’est à cette question que plusieurs associations invitent le public grenoblois à réfléchir dans les jours qui viennent face à la situation faite à la vie associative.

La vie associative et l’éducation populaire ont perdu en quelques mois les appuis traditionnels qui structuraient le secteur au niveau national et faisait vivre l’ambitieux projet de la formation pour tous à la citoyenneté tout au long de la vie. Elle subie des coupures budgétaires drastiques, le démantèlement de ses institutions que sont l’Injep* et les DDJS*, et se voit en contrepartie « orientées » par le gouvernement vers des contrats triennaux pour renforcer le dispositif  d’accompagnement éducatif des écoles.

Au local, les associations s’efforcent de construire des relations partenariales avec les collectivités locales en imaginant des solutions plutôt collectives, en menant leur mise en œuvre et en rendant compte du soutien financier public perçu. Mais elles s’essoufflent aussi, bilan après bilan, à justifier leur utilité sociale et leur capacité d’innovation au risque de voir leur projet réduit à une gestion comptable de critères d’évaluation peu adaptés à mettre en lumière le supplément d’âme global résultant. Comment peuvent-elles mieux faire entendre les propositions collectives qu’elles portent dans le cadre des dispositifs participatifs municipaux ? Comment peuvent-elles mieux s’insérer dans le dialogue tripartite de la participation ; collectivités, animateurs et habitants ?

Injep* : Institut national pour la jeunesse et l'éducation populaire

DDJS* : direction départementale de la jeunesse et du sport

3 rendez-vous vous sont proposés, ouverts à tout ceux qui souhaitent construire une réflexion et des actions :

- mardi 31 mars : séminaire de l’observatoire des pratiques participatives de l’agglomérationparticipation-des-habit">
La place et le rôle des associations d'éducation populaire dans la participation des habitants

- mercredi 1er avril : rencontre ouvert, et l'éducation populaire dans tout ça
Comment nos associations participent-elles aux évolutions de notre société ?

- du 15 avril au 15 mai
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