Nous sommes en Isère, à la fin de la première décennie du XXIème siècle.
Un regard lucide sur la réalité est une nécessité pour prendre la mesure des difficultés que rencontre un nombre croissant de nos concitoyens et appeler les responsables politiques à agir avec détermination.
Des réponses existent, des solutions sont possibles, mais elles ne peuvent aboutir et s’étendre qu’avec l’engagement de politiques publiques, audacieuses et innovantes.
Le logement doit être une priorité majeure des politiques de l’Etat et des collectivités territoriales.
L’Etat semble l’avoir oublié et se défausse de ses responsabilités en la matière sur les collectivités locales sans leur donner tous les moyens pour agir.
On peut se féliciter de l’engagement de nombreuses collectivités territoriales pour mieux répondre aux besoins sociaux en matière de logement (par exemple : la Métro et d’autres structures intercommunales du département, le Conseil Général de l’Isère et le Conseil Régional) . Mais les incertitudes pesant sur leurs compétences et leurs financements et susceptibles de limiter leurs capacités d’intervention ne pourraient en aucun cas justifier un retrait de leur engagement en faveur du logement. En plus, on attend en particulier des communes, qui sont compétentes en matière d’urbanisme, qu’elles manifestent une plus grande solidarité.
Avec le rapport du mal-logement en Isère, c’est l’opportunité de rappeler la réalité de la crise du logement en Isère, de souligner que le fonctionnement du marché immobilier provoque des exclusions, de rendre compte de l’ampleur des besoins sociaux que ce soit en matière d’hébergement ou de logement et de rappeler les principales dimensions du mal-logement.
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