Les Maisons-relais ; passer du simple hébergement au vrai logement

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par isabelle
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Les Maisons-relais ; passer du simple hébergement au vrai logement
Une circulaire (dite circulaire Versini) a donc défini une offre adaptée, sous le nom de « maisons-relais » ou « pensions de famille » : ces structures ne sont pas vouées à l’hébergement mais au logement des personnes désocialisées, conciliant vie commune dans la cuisine et le salon, convivialité (entretenue par des salariés dont une « maîtresse de maison »), et autonomie (chambre et sanitaire personnels). Le secteur associatif est le porteur de leurs projets et de leur gestion.

Le logement est une condition essentielle qui permet et définit l’insertion sociale. Or, certaines personnes se trouvent incapables à un moment de leur vie, d’occuper seules un logement : souffrant de la solitude, de difficultés dans le lien social ou d’une tendance à l’éthylisme, elles ne parviennent pas à trouver et garder un logement qui puisse convenir à leur état. Ces personnes sont donc souvent maintenues dans des structures d’hébergement ou demeurent de façon prolongée chez des parents. Or les structures d’hébergement ne peuvent convenir à ce public, car souvent l’hébergement est attribué à condition qu’un effort d’insertion soit consenti par les demandeurs. De plus, dans la fin des années 1990, on a assisté à la fermeture des hôtels « bon marché » qui pouvaient les accueillir.

L’accès au logement n’est pas sous obligation d’insertion sociale, et permet aux résidants de se projeter différemment dans leur existence, sans la contrainte (impossible à soutenir pour eux) de s’insérer : on les incite seulement à s’ouvrir sur leur environnement (participation à tes tâches qui leur conviennent, activité culturelle). Ces maisons n’ont pas un caractère sanitaire, même si des liens peuvent s’établir dans les activités avec le CMP (Centre médico-psychologique) local.

Les maisons-relais sont assez récentes : jusqu’ici, leur public est essentiellement constitué de personnes venues de l’hébergement, ou ne pouvant se maintenir chez des parents vieillissants. Plus récemment, on observe dans certaines structures des personnes plus jeunes, en difficulté personnelle ; certains ont une activité professionnelle (souvent des contrats aidés). Dans tous les cas, c’est au terme d’une certaine stabilisation (souhait réel de « se poser », de prendre le temps de considérer qu’il est possible d’accéder à un logement de ce type. De ce point de vue, elles sont différentes des « places de stabilisation » dont il a été question depuis décembre 2006 suite à l’action organisée par les Enfants de Don Quichotte.

Le financement est assuré par la DASS, le Conseil Général, et parfois les collectivités territoriales, complètent. Le résidant paie une redevance ouvrant droit à une APL. Avec des ressources de type minima sociaux (comme le RMI), le résiduel à charge du résidant se situe entre 45 et 50 euros.

Il existe à Grenoble deux maisons-relais : « Issue de Secours » et « le Bon Accueil » (situé rue Charles Tartari dans le centre de Grenoble). Un troisième projet est en cours « Alexandrine ». Une pension de famille existe aussi dans le Voironnais.

Selon Francis Silvente, directeur de l’association « Relais Ozanam » (porteuse de nombreuses activités d’hébergement et d’accompagnement et gestionnaire de la Veille Sociale Départementale, support du 115), les maisons-relais ou pensions de famille (terme qu’il préfère employer) remplissent bien leur mission ; on peut s’interroger sur l’avenir, car il y a peu de places (et peu de renouvellement des résidents) dans ces structures qui oeuvrent sur le long terme : au début de leur existence, elles étaient encore peu connues donc la demande et l’offre coïncidaient. Actuellement, l’offre ne peut plus répondre à des demandes de plus en plus importantes.

Finalement, le secteur associatif semble réinventer des formes de vie collective qui existaient de fait dans les maisonnées traditionnelles (dans la ruralité par exemple).

6 commentaires

Anonyme il a 4 an 29 semaines

les maisons relais

Un gadget de plus pour donner bonne conscience aux responsables et acteurs de nullité .Onze logements pour les Alexandrines , bravo ,c'est vraiment se moquer des pauvres et de ceux qui n'ont plus la force de se défendre .Un homme comme Coluche avait de l'ambition (et il était bénévole )le contraire de vous Messieurs les profiteurs surpayés à rien faire ( du CCAS , du CGI , APAJH et Compagnie ,la liste est trop longue ) .

Anonyme il a 4 an 18 semaines

les maisons relais

en effet monsieur, ils n'en n'ont rien a faire. c'est comme madame boutin qui ne comprend pas en 2009, que les sans abri refusent l'hébergement dans des dortoirs  là ou la violence est flagrante, là ou la maltraitance des personnes vulnérables, est causées par les acteurs sociaux. Je l'ai vécu comme éducateur sur BELFORT(90) au 115, et je vais vous dire rien à faire que les politique voient ce message. La mort d'un sans abri au grand coeur je l'ai vu, la gamine de 18 ans enceinte jusqu'au dents et mis à la porte par la directrice, un éduc qui demandait des faveurs aux femmes demandeurs d'asile. Moi ont m'a jeté car j'ai dénoncé. J'arrête ce métier  géré par les politiques de gauche de droite  incapable de réquisitioner des logements libre.Bye

Anonyme il a 3 an 18 semaines

les maisons relais

non il ne faut pas arrêter ce métier, mais résister à tous ceux qui ne comprennent pas l'importance et l'efficience du travail que l'on fait, et à tous ceux qui profitent de la misère humaine.

Je crois vraiment que les Maisons Relais offrent un accompagnement adéquate (association de l'individuel et du collectif) à un public fortement lésè dans la création et le maintien du lien social et dont l'isolement associé à leur propre problématique font obstacle à une insertion sociale et un rapprochement vers notre fonctionnement sociétal existant.

Anonyme il a 3 an 44 semaines

le travail sur le terrain et

le travail sur le terrain et plus riche qu'une aide ponctuelle. Tout ce que l'on repère de difficile pour un résident et une étape à franchir, à son rythme. Nous les cotoyons, travaillons avec eux en les respectant tous les jours comme toute personne. Nous sommes identiques à ces personnes et une poisse dans la vie peut arriver à tout moment et pour tous. Je crois en ce que je fais, nous ne faisons pas de miracle mais nous recherchons le bien-être pour ses personnes cassées par la vie et où ils ont du mal à retrouver une place dans la société mais cela vient doucement et la population les accepte tout doucement. Politisée ou pas une maison relais peut travailler au quotidien sur les difficultés ou l'apprentissage ainsi qu'un accompagnement personnalisé tous les jours tous les mois et toute l'année mieux que les dispositifs ponctuels.

Anonyme il a 3 an 3 semaines

l'anonymat vous permet bien

l'anonymat vous permet bien des choses...notamment celle d'attaquer gratuitement et sans aucun étayage, un projet, soutenu dans de très nombreux départements...et qui ont fait leurs preuves d'efficacité!

Mr HETET

 

Anonyme il a 2 an 6 semaines

maison relais

Mais comment pouvez vous critiquer le travail des autres?
Avez vous seulement une fois passé du temps avec les résidents des maisons relais?
Savez vous seulement de quoi vous parlez?
Je suis chaque jour en leur compagnie, se sont des gens sensibles , très touché par une vie qui c'est arrêté un jour, pour eux.
Notre travail leur redonner la volonté de voir autre chose et de voir autrement , leur montrer qu'ils existent même si leur propre famille les a abandonné.
Chaque jour et une épreuve de plus pour eux qui ne croient plus en rien.
Nous leur donnons de l amitié , une main tendue qui leur est refusée par la population extérieure, ceux même qui critiques toujours sans pour autant faire quoi que ce soit pour aider.
Alors , à vos crayons les cri tiqueurs et réinventé la vie sur papier si vous voulez mais laissé nous faire!
L'argent toujours l argent cela n'en finira jamais.................

un inconnu comme les autres

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