Les atouts de l’ESS dans le cadre de la politique de la ville
Lorsque ce ne sont pas les collectivités locales ou les services de l’Etat qui interviennent, ce sont dans la plupart des cas des associations qui sont les premiers opérateurs de la politique de la ville.
La culture de la participation
Aprés presque 30 ans de politique de la ville, un des constats récurrents auquel se heurtent les acteurs, est la difficulté d’associer les populations. Qu’elle soit habitante, militante, spontanée ou organisée le dialogue avec la société civile n’est pas toujours simple à organiser. Cette participation citoyenne, notamment à l’échelle d’agglomération et d’intercommunalité, peine à trouver ses supports et ses relais. Or l’ESS, dans ses pratiques, professionnelles et militantes, place la démocratie au cœur de son projet. Associer les usagers, faire participer des habitants, des bénévoles est une préoccupation et un savoir-faire que l’ESS peut injecter dans la politique de la ville.
L’innovation au service des quartiers
Avec pour mission de revitaliser des quartiers parfois sinistrés en terme d’emploi, d’équipements et d’activités, la politique de la ville cherche à s’appuyer sur la capacité d’innovation de l’ESS. Des structures associatives comme l’Adie ou des coopératives d'activités et d’emploi accompagnent un certain nombre d’habitants de quartiers en difficulté dans la création de leur propre activité avec des outils innovants et adaptés. Autre exemple de cette capacité d’adaptation aux besoins et aux territoires : les solutions qui sont proposées par l’ESS sur les questions de mobilité des personnes (mutualisation, prêt de véhicule…).
L’enjeu de l’insertion socio-professionnelle
C’est un axe majeur du développement des quartiers en difficulté. Et l’ESS y est depuis longtemps un acteur essentiel, que ce soit en amont, pour la redynamisation des personnes, la mobilisation ou la qualification, mais aussi directement en tant qu’employeur dans le cadre de parcours d’insertion. Au-delà, dans le cadre de l’emploi classique, les entreprises de l’ESS sont par définition citoyennes, soucieuses de leurs salariés et de leur environnement. Reste à faire entendre cette différence au moment où les pouvoirs publics semblent soucieux de mobiliser davantage les entreprises classiques sur cette question. Comment alors ne pas laisser enfermer l’ESS dans sa fonction de réparation sociale.
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