Les associations, actrices principales de la Politique de la ville

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par Scop . | La Péniche
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Les associations, actrices principales de la Politique de la ville
Les résultat de l’évaluation 2010 du dispositif Politique de la ville de l’agglo ont été présentés le 7 octobre dernier lors d’une réunion publique à I’institut d’urbanisme. Alors même que les éléments de l’étude confirmaient la vulnérabilité des associations les plus petites, l’annonce était faite d’une baisse de près de 20 % des fonds de l’Etat. Un effort financier supplémentaire de la Métro a été annoncé en compensation ainsi qu’un accès facilité et simplifié aux acteurs.

60 associations locales parmi les projets financées pour leurs actions Politiques de la ville ont participé à l’évaluation du dispositif local par l’entremise d’un questionnaire, complété par 3 temps d’ateliers et par des rendez-vous individuels.

Quelques points de l’étude

Les associations sont les actrices majeures de la Politique de la ville. Elles représentent 70% des porteurs de projets : leur nombre passant de 88 en 2004 à 130 associations en 2009. Pourtant, ces projets ne représentent qu’un tiers (30%) des financements Politique de la ville.

Elles interviennent dans les secteurs suivants :

  • - 25% emploi et développement économique
  • - 18% éducation
  • - 15% prévention
  • - 13% culture

Une place moindre des petites associations (36% ont un budget inférieur à 200 000 euros) alors qu’elles constituent le cœur de cible du dispositif. La Politique de la ville a, en effet, un rôle de soutien à l’expérimentation, à l’émergence de projet innovants et de micro-initiatives à la marge de l’action sociale et culturelle financée par le droit commun. La complexité du dispositif, au regard du financement décourage de nombreuses initiatives.

Santé budgétaire : des situations souvent précaires

  • - un tiers des associations dispose d’une convention pluri-annuelle de financement
  • - La moitié dispose d’un fonds de roulement
  • - La moitié fait appel à des avances de trésorerie
  • - Un tiers fait appel à du mécénat

Des contraintes qui améliorent du pilotage

La place de la politique de la ville dans le projet associatif est jugée importante (49%), voire très importante (37%), l’aide constitue bien un appui à la mise en œuvre de l’action ou à son déploiement plus largement.

Un impact fort sur les emplois et l’économie locale

Les moyens humains dévolus aux actions des associations sont estimés à 670 salariés et 1200 bénévoles. L’étude a également estimé l’impact annuel des financements Politique de la ville à hauteur de 10 millions d'euros pour la réalisation des 250 projets :

  • en emploi direct : 218 ETP
  • en emploi indirect : 11.5 ETP (généré par la « consommation » des 218 ETP
  • en emploi induit : 77 ETP (généré par l’achat intermédiaire de fourniture)

Un plan d’action a été établi pour répondre aux freins soulevés par l’étude.

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