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Le 29.11.2011
Mots-clés : Participation
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Décider en petit cercle l’attribution de petites aides financières à des projets d’animation proposés par des habitants du quartier, c’est l’objet des Fonds de participation des habitants (FPH) qui se pratiquent dans plusieurs communes de l’agglomération. La Métro prépare la mise en place d’un Fond intercommunal. Elle lançait la réflexion avec les acteurs sociaux et les habitants lors du dernier Labo de la Participation, le 25 novembre dernier à l’Iliade à Eybens.
De l’argent public
Les Fonds de participation ont été lancé en France dans les années 80’s dans le cadre de la politique de la ville pour inciter les habitants à s'impliquer dans l'animation de quartier. Eybens, Fontaine, St Martin le Vinoux, Pont de Claix, Echirolles et Grenoble met en œuvre ce dispositif depuis plusieurs années. Le principe est simple ; une enveloppe financière est mise à disposition d’un groupe d’habitants qui décident ensemble de financer des projets d'animation du quartier (repas des voisins, animations enfants, sorties et voyages culturels...).
Collectivement attribué
Les habitants porteurs de projet ont à présenter leur projet au comité FPH par écrit de manière synthétique et à élaborer un budget, ce qui constitue souvent un apprentissage avec l'aide d'un animateur social. Les participants au FPH rencontrent chaque porteur puis discutent ensuite ensemble de l'attribution et du montant. Les critères d'attributions sont régulièrement rediscutés car les attributions ne peuvent se renouveler automatiquement chaque année et certains thèmes jeunesse, sport ou culture sont prises en compte par d'autres financements.
Educatif, avant tout
« Ce qui compte, c'est moins les projets eux-mêmes que l'implication des habitants. Ils sont présents aux réunions, suivent les projets, présentent le bilan annuel, explique Laurence Thiery, initiatrice des premiers FPH pour la ville de Roubaix. C'est une démarche éducative. On apprend à prendre la parole, à donner son avis, à argumenter, et tous le disent : il faut du temps pour se sentir légitime à s'exprimer en son nom. A partir de là, on peut construire un vrai parcours de citoyenneté sur le territoire et voir les mêmes personnes s'investir ensuite dans d'autres groupes. Les comités FPH sont un lieu de passage vers d'autres choses. Il est donc nécessaire de renouveler les membres. C'est souvent des porteurs de projet qui intègrent ensuite le comité.
Et en passant à l'échelle de l'agglomération ?
Le projet de Fonds de participation intercommunale est annoncé dans la charte de la participation, et devrait se mettre en place prochainement en complémentarité avec les FPH des communes pour appuyer par exemple les volets inter-quartiers et inter-communaux des projets présentés. Les modalités sont à définir : qui est membre du comité, quelle enveloppe, quels critères, combien de projets aidés ? Le FPH intercommunal pourrait devenir un lieu d'apprentissage de la politique d'agglomération qui souffre encore d'un défaut de visibilité pour bien des habitants au risque également de se constituer aussi en lieu d'interpellation des politiques de la Métro. L'important, rappelle également Philippe Loppe, c'est aussi de faire émerger des projets car les enveloppes allouées pourtant modestes sont rarement épuisées chaque année.
participation.htm">En savoir plus sur la participation Grenoble Alpes Métropole
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