L'état de santé du secteur associatif français est à la morosité selon Recherche et Solidarité

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Pour la 9ème année consécutive, l’équipe de Recherches & Solidarités scrute le contexte et l’horizon du secteur associatif français. Ce travail collectif est ainsi mis à la disposition des acteurs concernés, mais aussi, cette année plus que jamais, à la disposition des décideurs. Parce que le bilan est cette fois très préoccupant et parce que des échéances nationales importantes approchent.

Une moindre dynamique de création
Depuis deux ans, le nombre de nouvelles associations faiblit : 73.000 en 2008-2009, 69.000 en 2009-2010 et moins de 67.000 cette dernière année 2010-2011. Devant les difficultés ressenties par les responsables d’associations, les bâtisseurs sont moins nombreux : peut-être un signal important marquant le repli sur soi, la peur du lendemain, la morosité…

L’emploi associatif dévisse
En décalage avec l’ensemble du secteur privé, le secteur associatif perd à son tour des emplois : au dernier trimestre 2010 et aux deux premiers trimestres 2011, le nombre des salariés est en baisse continue, soit en cumul 26.000 emplois perdus depuis l’été 2010. Pour les associations, plébiscitées par les Français, la conjoncture est préoccupante, d’autant plus que ces emplois ne seront pas remplacés par des bénévoles dont le nombre évolue très peu. Le moment est mal venu : des budgets en baisse et des effectifs moins nombreux quand les besoins explosent et quand les liens sociaux doivent plus que jamais être renforcés.

Des responsables associatifs sans illusion
En 2010, trois responsables associatifs sur quatre se disaient certains d’engager de nouveaux projets. Ils ne sont plus qu’un sur deux, en 2011. Face à la crise, ils sont 35% à se sentir aujourd’hui au creux de la vague, 14% craignent plus encore pour les mois qui viennent, et seulement 6% indiquent avoir ressenti quelques effets d’une reprise. S’ils se sentent tous concernés par les échéances de 2012 en qualité de citoyen, ils ne sont que 65% à s’y intéresser en qualité de responsables associatifs.

Et pour cause : ils se disent sans illusion quant à la prise en compte des questions relatives à la vie associative dans le cadre de la campagne des élections présidentielles. Pour seulement 10% de ces élus dirigeants bénévoles, c’est possible qu’elles soient prises en compte ; pour 46% c’est peu probable, et c’est carrément non pour 27% d’entre eux.

Publication en ligne sur
Le site de Recherches & Solidarités
 

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