- Etude AFEV ~4.5Mo
Ecole, association, éducation, réussite scolaire : où en sommes nous ?
Les actualités de cette rentrée scolaire 2008 nous amènent à prolonger notre dossier « Soutien scolaire : quelle place pour les associations ? ». Alors que l’AFEV rappelle que 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification, l’Education Nationale évalue de son côté l’accompagnement éducatif nouvelle version comme un « vif succès ». Où en sommes nous ? Quelles actions sont menées ?
A la recherche d’une réconciliation de nombreux enfants avec les maths, le français, voire même avec le système scolaire dans son ensemble ; école, famille et associations se mobilisent. Chacune à leur manière, chacune avec ses moyens, ensemble ou pas, elles tentent de lutter contre l’échec scolaire. Les dispositifs se sont multipliés, se croisent, se superposent. Accompagnement individuel, accompagnement collectif, au sein de l'école "pour les orphelins de 16 heures", ou suivis par l'association du quartier, les réponses proposées sont nombreuses.
Pour resituer le contexte vous pouvez relire le dossier "Soutien scolaire : quelle place pour les associations ?". Certaines actions associatives menées sur l'agglomération grenobloise y étaient présentées. Nous les complétons aujourd'hui par de nouvelles actions locales.
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Dans une société où la compétitivité est le maître mot, la réussite scolaire constituerait un viatique pour l'élaboration et la réalisation flamboyante des projets de vie et des projets professionnels.
Depuis déjà des décennies, un héritage de nos expéditions " civilisatrices" nous a donné à comprendre que les sociétés fonctionnent aussi avec les savoirs non-formels et informels ( non diplomants).
Ces savoirs structurent largement les différentes formes de sociabilité et de socialisation micro et macro des communautés humaines.
La recherche éperdue de la réussite scolaire portée par l'école disjointe des autres modes et accès aux savoirs produit cette étrangeté qui ferait de la réussite scolaire un horizon qui éviterait le seuil de la réussite éducative. L'enseignant qui croit pouvoir enseigner sans être reconnu comme éducateur ( accompagnateur) rencontrera quelques difficultés. En effet (de mode) puisque qu'instituteur a disparu au profit de maître des écoles, ( instituer - mettre debout) la réussite scolaire risque fort de ne pas s'élever beaucoup en humanité.
La réussite coéducative, quant à elle, elle admet l'autorité du maître, de l'enseignant, de l'adulte ( par exemple un " senior" qui témoignerait de son parcours de vie) et sa réciprocité, l'enfant ou le jeune qui a une expérience sensible aussi recevable ( autre, mais certaine) expérience de vie qui rencontre et enrichie l'adulte. Cette coopération intergénérationnelle documentée ( avec objet - des savoirs partagés) , prépare la réussite coéducative, tout à fait autre chose que l'injonction de respect faite à l'enfant et aux jeunes pour des adultes aux comportements pas toujours respectables.
Miroir au beau miroir...!
La coopération à l'école, les pédagogies actives et non les bachottages pour des médailles pour les champions des prédateurs de savoirs, dénués de savoir-être, un enjeu majeur pour un projet de civilisation.
La réussite est donc un problème, considérer les dégats collatéraux relève des coûts cachés qu'il faut bien payer un jour ou l'autre.
Aux 2émes Assises nationales de la jeunesse au Conseil Economique et Social et Environnemental le 17 octobre, j'ai eu le plaisir de retrouver 24 ans plus tard Hervé Serieyx , auteur de "L'entreprise du 3éme type", une utopie intéressante puisqu'elle prônait " zéro défaut - zéro mépris". Une exigence que l'école ferait bien de s'approprier.
De la réussite scolaire ( nécessaire) à la réussite éducative ( cercle restreint des parents et adultes proches) mieux à la réussite coéducative, le respect réciproque avec la coopération intergénérationnelle documentée élargie, autrement que par une confrontation - concurrence accrue renforcée par une législation ( travailler jusqu'à 70 ans) sans trouver d'alternative aux formes de cohabitation dans l'entreprise ou dans la vie associative, il faut construire des ponts pas des murs .
Suite de ce propos aprés les Assises régionales de la Jeunesse de Bourg-en-Bresse les 21 et 22 novembre...et aprés les 2èmes Rencontres des acteurs culturels et de l'ESS à Grenoble le 5 novembre au Pacifique.
C'est dans l'air, si l'ESS et les acteurs culturels nous faisaient penser ailleurs et autrement les réussites.
Le C.I.C.S.TE Arcure Art. 17 et Les Ateliers d'Algebrista (Délégation locale de Dei-France - www.dei-france.org ) y contribueront avec la Colloque " Imaginaires, savoirs , connaissance" en mars à Angers à l'invitation de l'Association des Enseignants et Chercheurs en Sciences de l'Education ( AECSE - CNAM Angers).
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Soumis par Anonyme le Lundi 3 novembre.Le directeur de l'AFEV regrette que la mise en place de l'accompagnement éducatif se fasse plutôt en interne à l'EN qu'avec des partenaires extérieurs comme les associations.
La question ne me semble pas devoir être celle du maintien des associations, encore moins de dénoncer une forme de "concurrence" entre EN et Associations. Pour moi, le principe d'une association c'est de faire émerger des questions et des réponses dans l'espace public pour qu'il s'en empare. Si l'association devait disparaitre parce que cet objectif serait atteint, ce serait vraiment une réussite.
Dans notre cas, on voit que l'accompagnement éducatif qui est mis en place prend plutôt la forme de travail scolaire supplémentaire pour des élèves qui n'en peuvent déjà plus. Les associations ont probablement encore une action spécifique à mener pour aider ces élèves.
Il faudrait être nettement plus explicite que de simplement regretter
que les associations aient moins de place. Sans oublier que, lutter contre l'échec scolaire, c'est d'abord le rôle de l'EN, en partenariat des aasociations qui ont des pratiques différentes, mais avec un objectif commun.
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Soumis par Anonyme le Lundi 29 septembre.