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Deux rencontres ont eu lieu suite aux Etats Généraux de l'Education Populaire, réunissant à chaque rendez-vous plus d’une trentaine de personnes. Se saisir de ce qui a été produit lors de ce week-end de novembre, partir des envies et des besoins des participants et des personnes impliquées, sont une des préoccupations centrales de cette initiative collective. Prendre le temps d’imaginer – mais surtout d’expérimenter – une plateforme des possibles audacieuse, pertinente et adaptée est un enjeu fort.
Trois types de besoins se sont exprimés lors des Etats Généraux :
- Le besoin de se connaître
- Le besoin de se nourrir
- Le besoin d’agir collectivement
Imaginer un outil – lieu formel ou informel – répondant à ces besoins, relève de la responsabilité collective. C’est ce à quoi s’attelle le collectif qui s’est réuni 2 fois depuis le début du mois de janvier. Construire un outil sans tomber dans les pièges de la technicité et de l’appropriation est un vrai défi. Pour autant amplement réalisable.
Retour sur les rencontres depuis janvier 2012 : de l'appropriation des contenus aux modalités de fonctionnement
La première rencontre (24 janvier 2012) a permis de se saisir du contenu des actes, d’identifier les besoins concrets et urgents, et d'étudier les propositions émises lors de l’événement. Partant des différentes catégories de besoins, le collectif a veillé à regrouper les propositions concrètes.
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Besoin de se connaître : mise en réseau, réalisation d’un annuaire des initiatives (qui fait quoi sur le territoire), recherche action sur le territoire de l’agglomération grenobloise, organiser des rencontres inter-pairs…
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Besoin de se nourrir : créer des rendez-vous ressources, des bulles d’airs inspiratrices et des espaces de conflits d’idées…
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Besoin d’agir : au croisement des réseaux de connaissances et d’inspiration, envisager des actions collectives ou des projets partagés pour ceux qui le souhaitent.
Avec un impératif et un souhait fort : ne pas tomber dans une usine à gaz organisationnelle, de gestion lourde de cet – ou ces – espaces collectifs.
La deuxième rencontre (1er mars 2012) a été l’occasion de poser les bases d’une réflexion autour du fonctionnement, de cette plateforme des possibles : quelle gouvernance ? Quelle temporalité ? Quelle forme ? Pour quoi faire ? Qui s’implique dans quoi ? Quel pilotage ?... Autant de questions essentielles qu’il s’agissait de se poser et de poser. Sans pour autant apporter de réponses précises, autres que l'importance d'expérimenter, de tester, de tenter des modes d'organisations dynamiques, réactifs et souples.
En effet, nombre d’initiatives collectives s’enlisent dans ces questions techniques (non pas qu’elles ne sont pas importantes) avant même d’avoir expérimenté, testé des modes de fonctionnement et surtout de s’être concentré sur le fond de l’action, la raison d’être de l’initiative. En se voulant novateur, les États Généraux ont été l’occasion d’expérimenter des modes d’expression démocratique directe : l’élaboration de l’événement a été le fait de l’implication de diverses personnes dans un collectif ouvert, où les décisions étaient prises à la majorité des présents. Des temps intermédiaires de concertation, de rencontres avec des personnes impliquées dans leur structure ont permis d’élargir en permanence le collectif décideur. La pluralité des voix, des postures et des individus a prévalu. Cette construction progressive a amené à la tenue d’un événement partagé, impliquant, convivial et riche. C’est sur ces bases d’organisation que nous souhaitons explorer des façons de fonctionner collectivement afin de se concentrer sur le fond de ce projet à 3 branches entrelacées.
De l'imagination à l'action...
Aujourd'hui, beaucoup reste à faire. L'imagination de chacun sera le levier de cette aventure partagée. Afin que la plateforme devienne tangible et réelle, il semble important de passer de cette phase de projection (relative à ce qui pourrait être fait) à une phase de mise en œuvre et d'expérimentation. Pour ce faire, il s'agit de concentrer nos énergies autour de 3 chantiers concrets, qu'il nous reste à choisir parmi les propositions émanant des Etats Généraux et les réflexions engagées depuis. Ces choix doivent être le fait du collectif – qui par principe est ouvert à tous : citoyens, professionnels, bénévoles, représentants d'associations, de coopératives d'Education Populaire...
Retrouvons-nous le 23 avril afin de décider des chantiers communs et de déterminer un planning de mise en œuvre.
Par ailleurs cette rencontre sera également un temps de choix quant aux modalités de fonctionnement de la plateforme pour l'année 2012.
Il nous paraît intéressant de porter une proposition de fonctionnement au débat : sur l'année 2012, nous pourrions créer une association ayant pour fonction d'être le support technique, administratif et logistique de cette initiative (En quelques sortes l'outil permettant de rassembler des fonds et assurant l'expression d'une identité administrative). La sphère de décision politique se situe au sein du collectif. Les orientations sont prises par les présents lors des rencontres du collectif à la majorité des présents.
Un tel fonctionnement relève des pratiques de démocratie directe où chaque personne présente dispose d'une voix. Il permet une souplesse du mode décisionnel et une réactivité des acteurs. Par ailleurs, la symbolique du portage collectif devient forte, et le risque de réflexe centraliste s'éloigne.
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