L’instance d’évaluation de la métro « culture et insertion » qui accueillait pour la première fois les bénéficiaires des actions évaluée, en plus des élus, techniciens et associations, a soulevé bien des questions à retrouver dans son avis évaluatif final. Certains points devraient faire l'objet de préconisations pour encadrer de prochaines mesures de soutien.
Des effets bénéfiques, pour sur...
Par la mise en situation, l’expression personnelle, la création de rôles, l’exercice théâtral crée toute une palette de situations qui permet la mise à distance de soi, le travail en groupes diversifiés, l’engagement dans la durée, la confrontation au regard du public… Les personnes en difficultés retrouvent là, la confiance en soi, une revalorisation de son image et un contexte porteur pour une remise en route vers une démarche personnelle. Pour autant, le rôle de cette activité dans l'obtention d'un emploi est impossible à connaître. N’est-on pas plutôt dans une action d’intégration sociale entourant une démarche de recherche d’emploi ?
Des assurances à prendre
Pour installer une dynamique personnelle et de groupe, la durée de l’action est primordiale. Toutefois, il s’agit d’éviter d’installer le groupe dans un cocon et de repli sur lui-même. C’est là que se joue le professionnalisme des animateurs encadrant le projet ; le travail avec des personnes fragilisées ne doit pas dériver vers une mise à l’épreuve douloureuse et destructrice. De plus la diversité des personnes peut permettre de maintenir une dynamique d’ouverture.
Des mesures possibles
Les auto-évaluations sont nombreuses tout au long de l’action par des groupes de discussion ou par des forums collectifs réunissant différents intervenants sociaux parfois extérieurs à l’action, ou encore lors d’entretiens individuels avec les encadrants. La majorité des porteurs d’actions culturelles soutenues par le CUCS évalue les effets sur les bénéficiaires tout au long de l’action, par une observation de l’évolution du comportement de chacun et du groupe.
Si les personnes bénéficiaires sont orientées vers ces actions par les acteurs de l’insertion, pourquoi ne pas s'appuyer sur ces derniers pour établir des objectifs d'insertion en amont.
Des outils à se donner
Des outils tels que des grilles d’analyse adaptées et partagées qui prennent en compte les effets au plan quantitatif (en nombre de personnes) mais également qualitatifs de ces actions pourraient compléter les bilans d'action administratif.
Mais pas trop...
Attention toutefois à un suivi trop contraignant de la personne qui trouve justement dans la pratique culturelle un espace pour « respirer », alors qu’elle doit très souvent rendre des comptes, se justifier, notamment dans les cadres habituels des dispositifs d’insertion. En revanche, l'engagement de la personne dans des activités culturelles pourrait être mieux valoriser dans le cadre de son parcours d'insertion par les structures d'accompagnement pour apprécier son évolution et le travail mené. D’où l’importance de la circulation d’information et du lien à créer avec les différents partenaires qui peuvent accompagner la personne.
Télécharger l'avis de l'instance et donnez votre avis
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| 2009_05_28_ARGOS_-_Avis_Instance_Eval_V5.pdf | 131.97 Ko |
- Ajouter un commentaire
- 2209 lectures


insertion par la culture ou se cultiver pour s'insérer ?
La culture n'a toujours pas, aujourd'hui en tous cas, une place reconnue dals le monde de l'emploi et de la réinsertion. Pourquoi? Les opératuers sociaux et culturels n'ont pas réussi à mettre en place des objectifs communs à ces deux secteurs, si loin l'un de l'autre mais en même temps, si évident de complémentarité. Tout simplement à cause des mots de leur signifcation.
Culture : tout d'abord employer pour le plaisir et le divertissement.
Donc, pas essentiel !! Il n'existe pas vraiment de définition pour la "Culture" avec tout ces publics et pas réellement d'écrit sur ce qu'elle procure psychologiquement.
Insertion : les acteurs de l'emploi, du travail éducatif et pédagogique, les travailleurs sociaux eux, travaillent avec les êtres humains et se rendent compte de cet impact et, de l'intérêt à se servir de la culture comme outil d'accompagnement social. Car, pour l'emploi, la démarche est de sortir au plus vite du chômage. POur l'accompagnement social, c'est une démarche sur un temps impartie.
Comment voulez vous parler de chiffres face à des professionnels qui gèrent des individus en souffrance.
Les dispositfs actuels permettent difficilement à un demandeur d'emploi d'aller à une session culturelle (écriture, théâtre,...) sans la culpabilité:
"Je ne vais pas faire de la culture alors que vous allez me couper mes assédics si je ne trouve pas de travail" !!
L'argent !!!Tel est l'objectif commun.
Les travailleurs sociaux comme les opérateurs de l'emploi devraient pouvoir parler ouvertement de la survie donc des besoins financiers.
Une personne, qui fait un peu de culture dans son parcours de demandeur d'emploi, sera mieux dans sa peau et, être peut être mieux face à un employeur !!
Le chemin est long et il faut faire preuve d'énormamément de conviction face aux institutionnels.
Mais nous on les voit les résultats !! Eux, ils ne peuvent pas !!C'est pour cela qu'ils ne peuvent pas mesurer l'importance des démarches culturelles et de les quantifier!!!
Je fais des ateliers d'écriture d'accompagnement social et culturel à l'emploi. Je suis ravie quand je vois un livre pour enfants qui va prendre
vie grâce à mon travail avec elle. L'assiduité que cela représente pour elle malgré ces soucis personnels. L'aboutissement c'est ce qu'ils attendent de nous !!
mon adresse : les-lucioles.info
A bientôt pour échanger sur ce sujet passionnant mais si indispensable à tous !