La part d'exploitations en agriculture biologique (AB) est légèrement supérieure à 50 % (tendance confirmée au niveau régional).
- C'est peu compte tenu des enjeux sur la santé, la qualité de l'eau, et la biodiversité. En effet, seule l'agriculture biologique certifiée reste un gage de confiance pour les consommateurs face à la multipilicité des labels. Du point de vue des ressources en eau potable, l'"AB" apporte une solution directe en éliminant tous les pesticides de synthèse ; et à ce titre, quoi qu'il arrive, il y a une obligation de résultats (horizon 2015 pour la directive européenne sur l'eau).
- Mais c'est déjà beaucoup car la démarche AMAP rassemble des producteurs diversifiés : une bonne part reconnaissent avant tout les principes de l'agriculture paysanne, c'est à dire à dimension humaine et autonome (dépendant le moins possible des subventions publiques). Dans de nombreux cas (ex. : éleveurs de montagne qui peinent à trouver du fourrage bio), il serait trop réducteur de confiner le réseau des AMAP au seul label. Le principe reste donc "ouvert" mais oblige l'Alliance à s'appuyer sur un système de garantie participative ("SGP") pour éviter certaines dérives.
Enfin, la question du label AB en AMAP est débattu au sein de l'Alliance PEC Rhône-Alpe, et le dernier vote a confirmé cette orientation "ouverte" pour l'ensemble du réseau. Le collectif reste ainsi garant des principes fondamentaux qui ont, il y a 15 ans, fondé l'Alliance : une écoute permanente et une dynamique complexe, intégrant des agriculteurs prêts à une logique de changement. Une telle attitude n'empêche pas l'Alliance, par son travail sur les AMAP, d'être impliquée indirectement dans la sphère marchande (ex. coût de l'adhésion pour les producteurs et les consommateur). Mais son action reste basée sur des idées militantes, débattues en réseaux associatifs, et elle est en cela totalement différente des autres initiatives qui créent de la valeur ajoutée autour du "produit panier".
L'Alliance travaille donc sur la structuration du réseau des producteurs et des consommateurs en AMAP ; elle doit aussi prendre en compte l'accès de ce type de circuit court à des populations moins sensibilisées (les AMAP de Seyssinet et de Fontaine sont pionnières dans ce domaine).
- Ajouter un commentaire
- 1965 lectures

